Présentation

Vendredi 11 janvier 2008
par gng_stefoy publié dans : diaporama
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Lundi 10 décembre 2007

 

 

Classe : magnolopsida

Famille : Myrtacées

Genre : Eucalyptus

Espèce :  Eucalyptus benthamii

 

Le nom des Eucalyptus vient du grec eu : bien  et calypso : caché.  « Bien coiffé », allusion à  l’opercule  qui recouvre leurs bourgeons floraux.
On compte environ 700 espèces d’Eucalyptus, plus ou moins résistants au froid.

 Bien que le plus grand arbre actuellement vivant soit un séquoia, les Eucalyptus sont cependant potentiellement les plus grands arbres du monde (capables d’atteindre 100m-130m ), avec une longévité exceptionnelle si on les laisse vivre leur vie…

Les Eucalyptus ont un bois d’excellente qualité, de dureté très variable suivant les espèces. Pour certains d’entre eux, on peut aller jusqu’à faire des pas de vis de leur bois. Leurs feuilles  fournissent aussi des huiles essentielles, comme l’eucalyptol utilisé dans les troubles respiratoires. Certains articles font mention de la possibilité qu’ils puissent fournir un fuel végétal,  grâce à leur croissance rapide.

 

L’observation de ces arbres n’explique  que partiellement leur remarquable résistance aux variations climatiques, aux termites, aux brûlis.

 Ses racines tubéreuses offrent à l’arbre une protection contre le feu. L’arbre dispose d’un organe souterrain, le « lignotuber », capable de produire des rejets feuillus en cas de destruction des parties aériennes.

Si on regarde de près l’écorce, on s’aperçoit qu’elle a un grain spiralé. Il fait un demi tour sur la hauteur de l’arbre. Pourquoi ? Là encore, des hypothèses seulement. Les spécialistes supposent qu’il s’agirait là d’un mode de longévité. Le trajet droit ne serait pas la bonne solution, parce qu’au cours de l’existence de l’arbre, des accidents affectant l’une ou l’autre racine ou branche sont inévitables. Un  trajet de la sève  torse assurerait à l’arbre l’optimisation de la répartition des ressources, là où un trajet droit déséquilibrerait l’arbre, en n’alimentant plus qu’une partie de l’arbre.

 Le feuillage aussi est étonnant. Dans la forme adulte, les feuilles sont alternes, face inférieure et supérieure identiques,  disposées verticalement nord sud. La surface foliaire est réduite grâce notamment à la forme en lame de faux du feuillage, mais aussi à la faible densité du feuillage. Autrement dit, c’est la meilleure disposition pour éviter l’excès de soleil, et économiser sa consommation d’eau. C’est d’ailleurs un arbre qui n’offre pas d’ombre, preuve de sa capacité à ne pas absorber l’énergie solaire surabondante dans sa région d’origine.


 

eucalyptus-benthamii.jpg

Le plus surprenant chez l’Eucalyptus, et le moins expliqué, est  la différence radicale entre sujet jeune et sujet adulte.

L’arbre jeune a des feuilles opposées, bleues et larges, contrairement aux feuilles alternes de l’adulte. Jusqu’à son génome qui est différent du sujet adulte.  Ses feuilles sont recouvertes d’une pruine bleue et cireuse. Leur odeur est différente du feuillage adulte. L’écorce n’est pas encore blanche. Les botanistes émettent l’hypothèse d’une protection contre les insectes prédateurs. Mais pourquoi une forme aussi différente ? Au point d’avoir des feuilles opposées quand elles sont alternes chez l’adulte.  C’est à sa première floraison que le sujet change radicalement.

 A cause de son aspect, il faut faire une mention spéciale pour l’Eucalyptus benthamii. Il en existe quelques exemplaires à Antibes, au jardin Thuret. L’Eucalyptus benthamii figure sur la liste des espèces menacées de disparition. Le plus âgé d’entre eux aurait environ 150 ans.

 Cette espèce est originaire de la région de Sydney. La qualité de son bois a provoqué sa quasi disparition, puisqu’il a été surexploité pour la construction de la ville.

 Il a une écorce parfaitement blanche et lisse, jusqu’au bout des branches, et il mue totalement une fois par an après les premières pluies, en grands fragments évoquant des draperies.

 Mais les caractéristiques intéressantes de l’Eucalyptus ont suscité l’implantation de ces arbres dans d’autres régions du monde (Afrique, Amérique du Sud, Europe, surtout l’Espagne et le Portugal), essentiellement pour la pâte à papier, car le papier obtenu est très doux. Ils provoquent des problèmes écologiques importants. Leur résistance au feu en font un colonisateur au détriment de la flore locale, et donc aussi de la faune locale, et on le soupçonne de drainer à son profit les ressources en eau du sol, les rendant partiellement responsables de désertification.

 


 

par gng_stefoy publié dans : Articles (bulletin de liaison)
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Lundi 10 décembre 2007

Continuons notre promenade botanique et gastronomique autour des plantes qui flattent notre  goût…

C’est en Europe que nous trouvons la moutarde « Brassica nigra », crucifère, et désormais « Brassicacée ».  Au fait pourquoi la moutarde ? Il m’est apparu intéressant d’étudier cette plante condimentaire, dont l’existence remonte à plus de 3000 ans. Elle set citée dans les évangiles sous le nom de sènevé. Son origine est le bassin méditerranéen, tout au moins pour Brassica nigra.  Employée d’abord par les Arabes comme plante médicinale, ce n’est qu’au XIIIème siècle que l’on reprit l’idée de triturer la graine pour obtenir une pâte piquante, qui prit le nom de « moût ardent » : moutarde…

INTERET BOTANIQUE

Il existe trois espèces botaniques de moutarde :

La moutarde blanche : « Brassica alba »,

 pousse à l’état sauvage dans les terrains incultes. Elle peut atteindre un mètre de haut ; c’est une plante à feuilles dentées, velues, pourvue de fleurs jaunes d’avril à juin et qui donne des fruits : les siliques, couverts de poils et contenant des graines gris clair, arrondies, à la saveur piquante , légèrement sucrée avec une pointe d’amertume. Ils s‘ouvrent à maturité.

La moutarde brune : « Brassica juncea »,

pousse en France. Ses feuilles, vert sombre s’ornent de fleurs jaune pâle  qui produisent des siliques restant fermés à maturité et dont les graines brunes  sont amères et piquantes.

La moutarde noire : « Brassica nigra », le sènevé des Evangiles, peut atteindre deux mètres ; ses feuilles sont pétiolées et les fleurs, d’un jaune éclatant sont groupées par grappes donnant des siliques à petites graines presque noires , à la saveur piquante et puissante.

CHIMIE DE LA PLANTE

Les graines de moutarde contiennent

des isothiocyanates,  composés complexes de carbone, d’azote et de soufre qui ont la structure suivante :

R--N=C=S, R étant un alkyle, c'est-à-dire une chaîne d’hydrocarbures saturés. Ces composés apparaissent lors de l’hydrolyse de glucosides présents dans la plante par  une enzyme (myrosinase),  qui rompt les liaisons chimiques ; elle est libérée lorsque l’on triture une crucifère crue, car la myrosinase est détruite par la chaleur.

Ce sont ces  isothiocyanates qui contribuent au goût et à la chaleur caractéristique de la moutarde.

Quant à l’utilisation de la moutarde comme condiment, si les Egyptiens prétendaient en avoir décelé les vertus

depuis la plus haute antiquité, il est absolument connu que les Romains en étaient grands amateurs et que l’Empire entier  en fit un accompagnement habituel de sa nourriture. Pline l’Ancien en étudia même les différentes espèces dans sa fameuse « HISTOIRE NATURELLE ».

Dès le Moyen Age, le célèbre cuisinier Taillevent publia une recette  de soupe à la moutarde !... 

Le métier de moutardier fut érigé en corporation le 28 Octobre 1394. En 1514, Louis XII érige en corps de métier les « Saulciers-vinaigriers-moutardiers », joints aux « distillateurs en eaux de vie et esprit de vin ».

 moutardier.jpg

 
Le commis moutardier parcourait les rues, roulant dans sa brouette le baquet de moutarde ; Celle ci  ne devait se faire qu’avec « 
bon vinaigre et sènevé franc ». 

TECHNIQUE DE FABRICATION

La graine minuscule de Brassica nigra

devient piquante lorsqu’elle passe par un processus chimique.

Les graines écrasées plongées dans un liquide (vinaigre, vin blanc, etc) fermentent ; la graine de moutarde renferme un glucoside, la sinisine qui une fois hydrolysée (voir plus haut) fait apparaître l’allylsénévol qui donne le piquant à la moutarde (signalons que l’allylsénévol a été employé comme gaz de combat pendant la guerre de 14-18).   L’agressivité  de cet élément s’estompe après une période de mûrissement (12 à 15 jours).

 Le liquide utilisé à l’origine pour effectuer cette fermentation est le vinaigre. En fait, la fabrication de la moutarde se résume en trois étapes :

       1- Broyage de la graine

  2- Malaxage avec le vinaigre

  3-Tamisage

 
Le malaxage homogénéise la pâte et élimine les molécules d’air qui oxydent la moutarde. Cette opération est réalisée sous vide. 

Après fabrication, la pâte est colorée en jaune d’or par addition de Curcuma,

plante des Indes dont le colorant, la curcumine , servait à colorer en jaune la robe des moines bouddhistes.

Avant le conditionnement final, en pots, verres ou dosettes, la moutarde repose dans des foudres.

La moutarde est fabriquée à Dijon depuis 1347, mais l’appellation  « moutarde de Dijon » n’est qu’une appellation générique  sans garantie d’origine…

 

De nos jours, la moutarde est fabriquée dans le monde entier, selon des formules variables en fonction des goûts locaux : moutardes fortes ou douces, très acidulées ou franchement sucrées, avec des grains apparents (moutarde à l’ancienne)

INTERET THERAPEUTIQUE

 L’usage médicinal de la moutarde est un peu désuet ; qui ne se souvient des cataplasmes à la farine de moutarde

dont l’efficacité redoutable était due à la présence du sènevol obtenue par l’action de l’humidité de la farine de lin sur les graines de moutarde…

Il existe encore des sinapismes, tout préparés : certains patients restent en effet attachés à l’action révulsive.

Il semble bien que les vétérinaires aient conservé l’emploi de la farine de moutarde dans leur pharmacopée.

Par ailleurs, de nombreux écrits ont vanté les qualités hygiéniques de la moutarde qui aide la digestion.

Par ailleurs, l’allylsènevol possède des propriétés antibactériennes très marquées sur certains germes

INTERET GASTRONOMIQUE

Nul ne peut mettre en doute que la moutarde est le condiment le plus

utilisé dans notre cuisine…

Il est d’usage de servir les viandes bouillies (Pot au feu), avec de la moutarde.  

 

Les charcuteries chaudes et froides sont exaltées par elle, comme aussi toutes les viandes froides. Personnellement j’utilise la moutarde avec les poissons gras : maquereaux, anguilles ainsi qu’avec les poissons d’eau douce comme la carpe.

CONCLUSION

A toutes les époques, la littérature et les traditions orales ont fait de fréquentes allusions à la moutarde….Et nos expressions familières  telle « la moutarde lui monte au nez » , indiquent que ces réminiscences, dans l’esprit de l’homme, à côté de  sujets plus graves donnent à la moutarde une place honorable…

BIBLIOGRAPHIE

Cours de Botanique, Faculté de Pharmacie (Paris-1995).

Cours de Matière médicale, Fac.de Phie (Paris-2005)

 

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Lundi 10 décembre 2007

 

Cette année 2007, nous avons célébré le 300ème anniversaire de la naissance de Linné. Chacun de nous connaît l’importance de ce botaniste dont on peut dire qu’il est à l’origine de la classification systématique des plantes. Il m’a semblé mal connu et j’ai voulu me pencher sur sa biographie…

Linné était le fils d’un pasteur luthérien suédois. Une jeunesse pauvre, austère et studieuse. Il étudie néanmoins la médecine, donc la botanique, qui était à l’époque une branche importante de la médecine.

Etudiant brillant, il fut remarqué par la Société des Sciences d’Uppsala et envoyé  en Laponie, où il découvre une flore inconnue. Dès son retour, il part aux Pays Bas et y acquiert le titre de Docteur en médecine.

Le voici à Leyde, et en 1735 il publie un opuscule exposant ses idées relatives à la classification des végétaux (Systema naturae).

 

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Depuis le XVI ème siècle, les naturalistes avaient  amoncelé de façon empirique une masse d’informations. Il en résultait une pagaille énorme. Devant cet état des choses, Linné veut réorganiser ces connaissances  selon un ordre précis.

 

Déjà, à Montpellier, Pierre Magnol avait, dans son Prodromus, délimité des familles de plantes ayant un lien de parenté entre elles, introduisant le système moderne de classement des plantes par famille  (sans doute est ce pour lui rendre hommage que Linné a baptisé cet arbre aux fleurs magnifiques : MagnoliaLa notion d’espèce, élaborée à la fin du XVIIème siècle par le botaniste anglais Jhon Ray : « ensemble d’individus qui engendrent, en se reproduisant, d’autres individus semblables à eux-mèmes. », permit à Linné d’élaborer son système de classification.

 

Il s’agissait d’imposer un système descriptif rationnel et universel, valable aussi bien pour les végétaux que pour les animaux ou les minéraux.
Pour les végétaux, Linné prend pour critères de détermination, les caractères sexuels, mais en s’abritant derrière un langage poétique : il compare en effet le calice à un lit nuptial, la corolle à un rideau pudique, cachant les ébats des étamines et du pistil !... (Philosophia Botanica, 1751). Il note le nombre, la figure, la proportion et la position des étamines, et groupe les plantes en vingt-quatre classes, qu’il divise en ordres suivant l’analyse rigoureuse de la combinaison des étamines et du pistil. Il détermine le genre par la seule observation des étamines et dote chaque espèce d’un nom et d’un prénom, en latin, inventant ainsi un langage international de dénomination des plantes, le système binominal composé du nom du genre et du nom de l’espèce.

 

 

 

Grâce à ce système, tout végétal rencontré peut être identifié. La chasse aux spécimens se développe ;

Linné envoie ses élèves et ses collaborateurs aux quatre coins du monde, dans des régions inexplorées par les naturalistes. On assiste à une véritable fièvre de l’inventaire, et chaque expédition maritime emmène son botaniste et son dessinateur.

En dépit des résistances, la classification de Linné représenta un modèle pour des générations de botanistes ; En France, Buffon, son principal opposant finit par l’accepter.

Mais Linné, en luthérien fidèle à l’enseignement  Biblique, avait fondé sa classification  sur une certitude : la fixité des espèces « nous comptons aujourd’hui autant d’espèces qu’il en fut créé à l’origine ». Plus tard, la théorie de l’évolution s’imposera, la notion de fixité des espèces disparaitra mais le système de nomenclature restera toujours en usage.

BIBLIOGRAPHIE

Le Tricentenaire de Von Linné

Dr Ali Kiliç (Stockolm 2007)

 

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Jeudi 27 septembre 2007

Notre exposition sur les Roches salines

                                                                                                         

                                                                                                          Paulette BESANÇON

 

 

Notre exposition: " De l'eau au cristal " a fermé ses portes le mardi 20 mars, et après un petit retour en arrière, je vous propose un bref bilan de cette belle manifestation.

              Le but était de faire connaître au grand public ces roches dont on parle peu , mais qui ont pourtant une grande importance sur le plan économique. Il fallait expliquer leur formation à partir de l'évaporation de l'eau de mer ou des eaux continentales: ce sont des évaporites.

 

              Après trois mois de préparatifs, le jour J ( lundi 12 mars ) arrive pour l'installation: répartition des nombreux échantillons dans les vitrines, suspension des panneaux et des photos panoramiques de sites, mise en place de la vidéo…Le soir , grâce à la mobilisation du plus grand nombre, tout est prêt et la salle apparaît nette et resplendissante!

             

              Sur les panneaux habillés de bleu nuit, se détachent les planches de textes explicatifs et de jolies photos judicieusement choisies. Les nombreuses vitrines mettent en valeur l'éclat et la richesse des formes et des couleurs de nos roches cristallisées. Ainsi, se succèdent les différentes sortes de gypse, du fer de lance à la rose des sables, en passant par le fibreux et le saccharoÏde, puis son dérivé : le plâtre; le sel gemme, avec ses magnifiques cristaux cubiques, gris ou roses, le sel des marais salants, les splendides échantillons de sel de potasse dont les cristaux rose saumon alternent avec des bandes translucides de chlorure de sodium. Après ces évaporites issues de l'eau de mer, on peut admirer les évaporites des eaux continentales: les calcites aux multiples facettes, et les  aragonites multicolores aux formes extraordinaires s'offrent au regard telles des pierres précieuses. Au milieu de la salle , sur une longue table , dégringole une avalanche de gypses fer de lance gigantesques…

Enfin, dans la salle d'entrée, quelques panneaux relatent, documents photographiques à l'appui,l'histoire du sel et l'histoire du plâtre.

 

 

              Le mardi soir, le vernissage, en présence du Maire de Ste Foy La Grande et de nombreux invités,fut un moment de rencontre et d'échanges, intéressant et chaleureux. Ce premier public a été très élogieux sur le contenu et la présentation de notre exposition; On a convenu de la prolonger de deux jours!

 

              Puis, pendant une semaine, nous avons accueilli environ 200 visiteurs auxquels se sont ajoutés de nombreux scolaires: élèves de 1re S du lycée, 3 classes de 6ème du collège Anglade, classes de CM1 et CM2 de Pineuilh, une classe de l'école de Ste Foy, un groupe du Club Agalliao. Tous ont été très intéressés, étonnés et émerveillés devant la beauté et la richesse des collections.

 

              Grâce à Mr Clary, un collectionneur éclairé que nous remercions pour le prêt de beaux échantillons, une vente de petites roches salines a été proposée au public, et a permis aux petits et aux grands de compléter ou d'initier leur collection: ce fut un grand succès!

 

              Dans l'ensemble, le bilan culturel de cette manifestation a été très satisfaisant, et c'est avec regret que nous avons démonté les panneaux et vidé les vitrines: notre exposition s'est vite évaporée… Mais peut-être la ferons-nous revivre un jour?

                    

par gng_stefoy publié dans : Expositions
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